UAREABLOG

15 mars 2006

UAREAPOET : L'exil de mon ami

Pour mon premier vrai billet, je ne savais pas trop quoi raconter. Afin de me lancer, j'ai demandé quelques conseils à ma muse, Nil Sanyas. De bons conseils en somme, mais qui ne m'ont pas donné l'essentiel, une idée.


Me voici parti dans une introspection profonde afin de trouver l'inspiration. Alors ya quoi en ce moment dans notre société ? La grippe aviaire ? Bof, plus personnes en parle, c'est déjà oublié. Le CPE ? Je me le garde pour plus tard. Il y a encore Harry Roselmack , l'ours dans les pyrénées, l'avortement remis en cause aux States, mais rien qui me fait dresser ma marque de virilité.


Et puis, comme on dit souvent, c'est quand on arrête de chercher, que, miraculeusement on trouve. Enfin, c'est plutôt l'inspiration qui m'a trouvée. J'ai un ami qui m'a raconté une étape de sa vie assez surprenante, je vais à mon tour vous la conter.


Un jour, il quitta donc sa femme, enceinte, pour s'exiler tel un ermite vers les contrées asiatiques. Bien décidé à apprendre les art martiaux pour savoir affronter les ennemis de la vie, il rejoignit un vieux moine shaolin.


A son arrivée, il demanda à ce vieux moine (je me demande en quelle langue, je savais pas qu'il parlait le shaolien mon pote) : « Vieux maître, je viens d'Europe pour que vous m'appreniez à affronter la vie, à être fort, afin de m'occuper convenablement de ma femme et de mon fils. » (oui il est direct mon pote avec les vieux moines).

Le vieux moine ne répondit pas, sûrement ne comprenait-il pas le shaolien, et tandis à mon ami un balais. Il lui fit un signe. Mon ami comprit. Il devait passer le balais. C'est la loose quand même. Se taper tous ces kilomètres, arpenter la montagne pour trouver un vieux con qui vous demande de balayer.


Il accepta tout de même, s'imaginant qu'il fallait prouver sa motivation pour plaire au grand maître.

Mais le lendemain, qu'elle ne fut pas sa surprise quand il dût à nouveau répéter cette tache ingrate.

Les jours suivirent, et toujours le balais à la main, il nettoyait la demeure de notre honorable moine. Cela durant des mois, des années. Le moine ne lui adressa jamais plus la parole, ils se retrouvaient juste pour partager le modeste repas que préparait notre vieillard.

Lors de la troisième année, la patience de mon ami atteignit ses limites, et sans un mot, il quitta les montagnes d'Asie. Il revint auprès de sa femme qui l'avait attendue durant ses trois années. Son fils avait lui aussi bien grandi.


Tellement heureux de le voir, il prit son petit nez, comme quand on vole le nez d'un enfant vous savez, mais son bébé se mit à pleurer. Il comprit, après quelques secondes, que de ce geste paternel, anodin, il avait cassé le nez de son fils.


Voilà ce que m'a raconté mon ami. Finalement, par un effort simple, quotidien, il avait développé un réelle force inconnue en lui.


Peut-être qu'en me racontant cette histoire, mon ami a juste voulu me dire, que dans la vie, c'est en faisant un peu chaque jour que l'on atteint ses objectifs. Peut-être y verrez-vous autre chose ? Je vous laisse juger.


Voilà, j'ai fait mon premier billet. En le relisant, je me rend compte qu'il est loin d'être parfait, trop long, pas mal de fautes de style. Mais bon, je me dis que ce n'est pas au premier jet qu'on atteint la cible.

UAREABLOGGER : That how it began.


Toujours virulant face à la blog attitude, devenue depuis peu le repère des adolescents prépubèrent en manque de reconnaissances, je décide pourtant de créer ce petit espace personnel où étaler quelques idées, pensées, réflexions.

Pourquoi créer un blog de plus, pour parler de sujets traités des milliers de fois sur d'autres blogs ? C'est la question qu'il faudrait se poser avant de se lancer dans la blog aventure.
Pour situer un peu ma position, j'ai déjà tenté l'expérience avec mon premier blog, un vrai fiasco. Webmaster d'un site assez populaire sur le manga, et recevant de nombreux mails au sujet très redondant "Comment vous avez fait pour faire ça sur votre site ?", j'espérais faire de ce premier essai un journal de bord du développeur que je suis. Résultat : trop peu de temps à consacrer à la programmation de mon site et donc à l'alimentation de mon blog.
Alors pourquoi à nouveau tenter la blogexpérience ? Je pourrais dire de très belles phrases toutes faites expliquant que j'apporte ma contribution à la liberté de pensée, que mon avis sur certains sujets peu compléter le débat déjà existant, que c'est une part de moi-même que je vous délivre ici.
En fait, ce n'est rien de tout ça. J'ai rencontré il y a peu une personne très cultivée, très intéressante, qui m'a donné envie de me remettre à une passion d'enfance : la curiosité. Pas la curiosité au sens de la voisine qui écoute à travers les murs pour savoir dans qu'elle position vous faites l'amour, non, rien de tout ça.
Non, la curiosité de la vie, du monde qui nous entoure, de la littérature, du cinéma. La curiosité quotidienne également, les choses qui me surprennent, m'exaspèrent, me touchent.
Et puis, j'avoue qu'il doit y avoir un peu de narcissisme dans tout ça. Mais quel blogger n'est pas narcissique. Sinon il n'aurait jamais fais de blog.
En fait, voilà, il n'y a pas de vraie raison, mis à part que j'ai envie de faire comme mon copain Nil. Et bien oui je n'ai pas beaucoup de personnalité, oui je suis le mouton qui suit bien gentillement son berger, mais vous verriez son baton, vous le suivriez également.

Je ne sais pas si ça suffit comme introduction à un blog. Je ne sais même pas si je l'alimenterai, cela sera en fonction de l'apetit de la bête. Je précise que je ne suis pas un pro de l'orthographe, donc veuillez excuser celles qui pourraient passées. Et puis, je ne manie pas très bien la plume (ou plutôt le keyboard), donc excusez également mon style faussement soutenu, c'est juste pour me démarquer des skyblogs.

Voilà, c'était mon premier, et peut-être dernier post. Ceci est juste une expérience à développement prototypaire, je fais puis je vois si ça marche ou pas.


Bye ;)