UAREAPOET : L'exil de mon ami
Me voici parti dans une introspection profonde afin de trouver l'inspiration. Alors ya quoi en ce moment dans notre société ? La grippe aviaire ? Bof, plus personnes en parle, c'est déjà oublié. Le CPE ? Je me le garde pour plus tard. Il y a encore Harry Roselmack , l'ours dans les pyrénées, l'avortement remis en cause aux States, mais rien qui me fait dresser ma marque de virilité.
Et puis, comme on dit souvent, c'est quand on arrête de chercher, que, miraculeusement on trouve. Enfin, c'est plutôt l'inspiration qui m'a trouvée. J'ai un ami qui m'a raconté une étape de sa vie assez surprenante, je vais à mon tour vous la conter.
Un jour, il quitta donc sa femme, enceinte, pour s'exiler tel un ermite vers les contrées asiatiques. Bien décidé à apprendre les art martiaux pour savoir affronter les ennemis de la vie, il rejoignit un vieux moine shaolin.
A son arrivée, il demanda à ce vieux moine (je me demande en quelle langue, je savais pas qu'il parlait le shaolien mon pote) : « Vieux maître, je viens d'Europe pour que vous m'appreniez à affronter la vie, à être fort, afin de m'occuper convenablement de ma femme et de mon fils. » (oui il est direct mon pote avec les vieux moines).
Le vieux moine ne répondit pas, sûrement ne comprenait-il pas le shaolien, et tandis à mon ami un balais. Il lui fit un signe. Mon ami comprit. Il devait passer le balais. C'est la loose quand même. Se taper tous ces kilomètres, arpenter la montagne pour trouver un vieux con qui vous demande de balayer.
Il accepta tout de même, s'imaginant qu'il fallait prouver sa motivation pour plaire au grand maître.
Mais le lendemain, qu'elle ne fut pas sa surprise quand il dût à nouveau répéter cette tache ingrate.
Les jours suivirent, et toujours le balais à la main, il nettoyait la demeure de notre honorable moine. Cela durant des mois, des années. Le moine ne lui adressa jamais plus la parole, ils se retrouvaient juste pour partager le modeste repas que préparait notre vieillard.
Lors de la troisième année, la patience de mon ami atteignit ses limites, et sans un mot, il quitta les montagnes d'Asie. Il revint auprès de sa femme qui l'avait attendue durant ses trois années. Son fils avait lui aussi bien grandi.
Tellement heureux de le voir, il prit son petit nez, comme quand on vole le nez d'un enfant vous savez, mais son bébé se mit à pleurer. Il comprit, après quelques secondes, que de ce geste paternel, anodin, il avait cassé le nez de son fils.
Voilà ce que m'a raconté mon ami. Finalement, par un effort simple, quotidien, il avait développé un réelle force inconnue en lui.
Peut-être qu'en me racontant cette histoire, mon ami a juste voulu me dire, que dans la vie, c'est en faisant un peu chaque jour que l'on atteint ses objectifs. Peut-être y verrez-vous autre chose ? Je vous laisse juger.
Voilà, j'ai fait mon premier billet. En le relisant, je me rend compte qu'il est loin d'être parfait, trop long, pas mal de fautes de style. Mais bon, je me dis que ce n'est pas au premier jet qu'on atteint la cible.




